La Chapelle Russe

La Chapelle Russe de St Hilaire est un point RIS "Relais Information Service"

La Chapelle Russe de St Hilaire le Gd

La chapelle russe se trouve implantée près du cimetière russe. Plusieurs Popes se sont succédés depuis la fin de la guerre pour garder ce lieu de mémoire.

Sur la route D21 d'Aubérive à Mourmelon le Gd

 

Après les accords de 1915 avec la France, le gouvernement impérial russe met sur pied quatre brigades d'infanterie, fortes de 44 000 hommes, réparties en huit régiments spéciaux. Les 2e et 4e brigades débarquent à Salonique pour se battre sur le front d'Orient, aux côtés des Alliés commandés par le général Sarrail. Elles serviront jusqu'à leur dissolution en janvier 1918. Les 1ère et 3e (généraux Lochwitsky et Maruchevski), arrivent au printemps 1916 à Marseille, Brest, La Rochelle, acclamées par la population. Ces 20 000 soldats sont rassemblés au camp de Mailly (Aube) où les généraux Joffre et Gouraud les passent en revue. Un détachement russe participe au défilé du 14 juillet 1916, soulevant l'enthousiasme des Parisiens.

La 1ère brigade est formée des 1er et 2e régiments (hommes de Moscou, de Samara), la 3e brigade des 3e, 6e régiments (formés à Ekaterinenbourg et à Tchéliabinsk), l'une venue de Mandchourie, l'autre d'Arkhangelsk. Le général Palitzine commande ces deux brigades composées de volontaires.

En juin, la 1ère monte en ligne en Champagne, à Aubérive; la 3e la relève en octobre jusqu'au début de 1917. En avril 1917, les quatre régiments sont rattachés à la 5e armée française du général Mazel afin de participer à l'offensive Nivelle. Le 16 avril, les Russes attaquent les positions allemandes au nord-ouest de Reims; en deux jours, ils prennent les ruines de Courcy, la cote 108, le Mont Spin, Sapigneul, capturant un millier de prisonniers et résistant aux contre-attaques. Le 20 avril, ils sont relevés par des unités françaises, après avoir perdu 70 officiers et 4 472 hommes tués, blessés ou disparus.

Pour ces faits d'armes, les 1ère et 3ème brigades sont citées à l'ordre de l'armée.

Les lourdes tensions qui ébranlent les troupes françaises n'épargnent pas le corps russe dont les soldats ont profondément ressenti les événements de Russie (le 15 mars, le tsar a abdiqué‚ et les militaires ont prêté serment, le 13 avril, à un gouvernement provisoire).

L'intérieur de la chapelle

 

Le cimetière militaire Russe comprend 489 tombes et 426 corps inconnus en ossuaire.

Après les attaques du front de Reims, les survivants sont évacués puis regroupés au camp de Neufchâteau où ils se scindent entre communistes et loyalistes partisans du gouvernement Kerensky.

Le G.Q.G. français décide d'éloigner les Russes du front en les envoyant au camp de La Courtine.(Creuse) : 16 000 hommes et 290 officiers s'y installent début juillet.

La crise éclate entre les deux factions, entraînant le départ de la 3e brigade, en majorité loyaliste, pour le village de Felletin.

Les autorités françaises observent la neutralité jusqu'à l'intervention d'un ultimatum, à la suite d'un accord entre le général Foch et les autorités russes, sommant les mutins de la 1ère brigade de se rendre. Après des semaines de négociations, le ministre de la Guerre, P. Painlevé, décide le blocus de La Courtine par l'armée française et fait rétablir l'ordre par les Russes loyalistes. Les 16 et 17 septembre, des canons de 75 tirent sur le camp. 7 500 mutins se rendent, les derniers irréductibles résistants jusqu'au 19. La mutinerie aura causé une dizaine de morts. Tandis que la 1ère brigade reste à la Courtine, la 3e est envoyée au camp du Courneau, en Gironde.

 

La prise du pouvoir en Russie par les communistes ayant relancé les passions, le Gouvernement français offre aux Russes trois possibilités: s'engager dans l'armée française, être volontaires comme travailleurs mi1itaires, partir pour un camp en Afrique du Nord. Plus de 11 000 Russes sont volontaires pour le travail et environ 4 800 réfractaires sont envoyés en Algérie.

Tous seront rapatriés à Odessa en 1919. Près de 400 hommes, équipés et armés par la France, vont former une légion russe que commande le général Goutoua.

Ce bataillon est affecté à la Division marocaine du général Daugan. Les Russes s'illustrent en 1918 dans les batailles de la Somme, du Soissonnais, du Chemin des Dames où fut tué, à Terny-Sorny, leur aumônier, le prêtre André Bogoslovsky. Cité deux fois à l'ordre de l'armée, le bataillon gagne la fourragère de la Croix de Guerre. Après l'armistice, il occupe le secteur de Mannheim, en Rhénanie.

Cette petite unité, au drapeau décoré par le maréchal Foch, a mérité son nom de Légion russe d'honneur.

Sur le front d'Orient, les 2e et 4e brigades se sont vaillamment battues. La 2e brigade a ainsi été citée à l'ordre de l'armée par le général Sarrail pour sa conduite lors des attaques à Monastir, en 1916.

Monument du 2e Régiment spécial

"Enfants de france! quand l'ennemi sera vaincu et que vous pourrez librement cueillir des fleurs sur ces champs, souvenez-vous de nous, vos amis russe, et apportez-nous des fleurs"

Situé de l'autre coté de la route face au cimetière

 

La cérémonie du souvenir a lieu chaque année le dimanche de la Pentecôte. Elle est organisée par les descendants des "Russes blancs fidèles au Tzar" C'est une cérémonie émouvante mêlée de chants russes avec un défilé des différents scouts russes de france.

La Chapelle est ouverte pendant les Week End d'été

The Russian Expeditionary Corps in France 1916 - 1918

Following the rules of the military reciprocity convention of the Franco-Russian alliance, in August 1914 Tsar Nicholas II launched an offensive on East Prussia. This offensive proved disastrous for Russia, but it forced the German High Command to withdraw part of its troops from the western front, which had a bearing on the outcome of the battle of the Marne.

In 1916, at the request of the French government, Russia sent an expeditionary force of 40,000 men to France, in 4 brigades. Two brigades joined up with the Eastern Army at Salonica, whilst the two others were engaged in Champagne, distinguishing themselves near Aubérive, at the Fort de la Pompelle, and north of Reims.

At the time of the revolution in October 1917, the brigades broke up and retired from the front. The officers, together with some volunteers, then formed a "Russian Legion for Honour", and continued fighting until the armistice in French uniform, as part of the Moroccan Regiment, to general admiration. Their losses from 1916 to 1918 were 4,000 killed, of which 1,000 lie in the nearby cemetery. After the war, the survivors formed an association, and in 1934 they bought the land adjoining the cemetery, where they erected a chapel in the 15th century style of "PSKOV-NOVGOROD", which is the work of the Russian architect BENOIS, a descendant of French protestant émigrés. The decoration of the interior follows the purest iconographic tradition.

The association for the memory of the Russian expeditionary corps in France "keeps alive the memory of these soldiers who were true to their oath". Every year at Whitsun it organises a pilgrimage in the presence of French civil and military authorities, in which many patriotic and youth associations take part: Vitiaz, Scouts, and Sokols.

 

 

Das russische Expeditionskorps in Frankreich 1916-1918

In Anwendung des gegenseitigen russisch-französischen Hilfvertrags hatte Zar Nikolaus II. im August 1914 einen grenzüberschreitenden Angriff in Ost-Preußen unternommen. Diese Initiative hatte für Russland verheerende Folgen, wobei jedoch der deutsche Generalstab einen Teil seiner Truppen aus der Westfront abziehen musste. Dies blieb nicht ohne Folgen für den Ausgang der Marneschlacht.

Im Jahre 1916 schickt Russland auf Bitten der französischen Regierung ein Expeditionskorps von 4 Brigaden (40 000 Männern). Zwei davon werden mit der "Armée d'Orient" in Saloniki, die beiden anderen in der Champagne kämpfen. Sie werden sich bei Aubérive, am Fort de la Pompelle, sowie im Norden von Reims auszeichnen.

Beim Ausbruch der Oktoberrevolution von 1917 lösen sich die Brigaden auf und werden aus der Front gezogen. Die Offiziere und Freiwillige gründen eine "Russische Ehrenlegion"

und kämpfen bis zum Waffenstillstand in französischer Uniform bei der "Marokanischen Division" weiter, dabei zeichnen sie sich in würdiger Weise aus. Zwischen 1916 und 1918 erlitt diese Legion Verluste in Höhe von 4000 Männern; 1000 Soldaten sind auf dem benachbarten Heldenfriedhof beigesetzt.

Nach dem Krieg sammeln sich die Überlebenden in einem Verein und kaufen gemeinsam im Jahre 1934 das Gelände, das neben dem Friedhof liegt. Sie lassen dort eine Kapelle errichten im Stil von "Pskov-Nowgorod" des 15. Jahrhunderts. Der Architekt ist der Russe Benois, ein Nachfahre französischer Protestanten, die nach Russland ausgewandert waren. Das Innere dieser Kapelle ist im Sinne reinster russischer Ikonentradition ausgestattet.

Der Verein "Association du Souvenir du Corps Expéditionnaire Russe en France" hält das Gedenken an diese Soldaten aufrecht, die ihrem Eid treu geblieben waren. Dieser Verein organisiert jedes Jahr zu Pfingsten eine Wallfahrt an der, in Anwesenheit französischer ziviler und militärischer Autoritäten, zahlreiche patriotische Vereine und Jugendgruppen teilnehmen wie Vitiaz, Pfadfinder und Sokols.